Canabalt, les pixels qui vont plus vite que l’éclair

Pour commencer la semaine, un jeu indépendant d’une sobriété et d’une efficacité remarquable : Canabalt.

D’abord monté en flash en l’espace de quelques jours par une poignée de fondus, Canabalt s’est ensuite retrouvé porté sur l’AppStore.

Et, clairement, investir 2,39€ dans ce jeux, c’est se garantir des heures de jeu simple et d’une efficacité redoutable.

Comprenons nous bien : il ne s’agit pas de la révolution vidéo-ludique de l’année, mais ce jeu à le mérite de cristalliser ce qui se fait de mieux en terme de jeux-vidéo : un gameplay en béton. Point-barre. Que ce soit dans sa version flash ou sur iphone, votre mission est simple: aller le plus loin possible.

Pas d’histoire, d’intro, rien que la plus pure action. Vous menez votre personnage d’un seul doigt, le faisant sauter, d’immeuble en immeuble, en évitant les obstacles qui jonchent les toits. Entre The Matrix et Mirror’s  Edge, en full pixel art, Canabalt réussi l’incroyable pari de vous faire vivre une folle aventure sans pour autant vous y préparer, et sans nécessiter de votre part des heures de tutoriels (clickez sur x+gauche pour sauter a 45°…).

Image de prévisualisation YouTube

Canabalt est l’exemple même de ce qui peut le mieux incarner la contre culture vidéo ludique d’aujourd’hui: contre les productions à 8 milliards de bourzoufs, avec des hordes de graphistes et 3d artists, rien de tel qu’une petite équipe d’amoureux pour pondre du neuf efficace et rapide. Comparé à un GT 5 vaporware vieux de 2006 (!!!), ca fait froid dans le dos, toute cette efficacité.

Ce jeu, en s’affranchissant de certains standards de la proffession, offre qui plus est quelque chose de très agréable : la liberté d’imaginer, de rever, d’inventer. A l’opposé de ces productions stéréotypées, sur alimentée en graphismes hyperréalistes, ici, rien n’est fait pour vous guider. Qui est notre héros ? Ou va le mener sa course frénétique ? Que se passe-t-il pour qu’il y ai tant de chaos dans cette ville ? …

Pour y jouer en ligne, rendez-vous sur http://canabalt.com/.

Pour l’acheter sur l’AppStore, c’est par là.

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« Small Worlds » de David Shute, le bouffe-temps poétique, original, complètement pixellisé

L’univers du pixel à beaucoup évolué ces dernières années.

Prenez l’exemple du monde du jeu-vidéo. Après l’escalade des années 1990-200, années pendant lesquelles les hordes de graphistes et de développeurs du milieu ont mené la vie dure au pixel, en voulant à tout pris le faire disparaitre, au profit du photo réalisme, de la HD, et d’une expérience vidéo-ludique plus ‘riche’, a commencé à émerger un mouvement complètement opposé; La réintroduction du pixel comme élément moteur de l’image, son utilisation complètement assumée, et finalement l’émergence d’une philosophie ludique quelques fois oubliée : le fond prône sur la forme.

Ce constat, vous pouvez, si vous doutez de mes propos, le vérifier en visitant des sites tels que http://www.underground-gamer.com, communauté dédiée aux jeux de toutes les époques durant lesquelles le crénelage (ou aliasing en anglais) était encore, si ce n’est assumé, au moins subit en silence.

L’apparition du mouvement ‘pixel art’, dans le même ordre d’idée, fait du pixel un élément majeur d’oeuvres graphiquement très élaborées (en atteste le travail titanesque d’eBoy http://hello.eboy.com/eboy/category/object/global-tags/pixorama/) , alors même que leur matière première reste inchangée depuis des lustres (un pixel, c’est une surface dont les dimensions varient en fonction de l’interface sur lequel il est affiché, mais fondamentalement, ça reste un petit rectangle -non, un pixel n’est pas, contrairement à la croyance, carré-).

Bref, le pixel est bel et bien revenu sur le devant de la scène, et vous vous doutez bien qu’avec un pseudo comme le mien, on ne peut qu’y être sensible.

Alors lorsque, au cours de mes ballades numériques, je tombe sur un jeu qui fait un usage intensif du pixel, qui fait preuve d’un concept d’une simplicité (ne pas confondre avec banalité) étonnante, et ui le fait bien, je ne peux m’empêcher d’en parler.

Small Worlds

tel est le nom de ce ‘casual game’;

Créé dans le cadre de la ‘Casual Gamplay Competition 6‘, dont le thème est ‘Explorer‘, ce petit bijou répond avec brio au sujet.

Small Worlds, et le souci du non détailVous incarnez un personnage, minimaliste, dans un univers dont l’échelle va, au fil de votre exploration, s’étendre, se révélant a vous. Tout le génie de cet ovni tient à l’utilisation du ‘fog of war‘ qui vous pousse à errer, avancer, reculer, sauter, dévoilant petit à petit, le monde qui vous entoure.

Rien à gagner, rien a perdre, pas de mort, d’énigmes…

Il n’y aura que vous, et l’immense plaisir de la découverte.

Un des mondes à découvrir

Un des mondes à découvrir

La découverte de ces ‘petits mondes‘ est un petit régal modeste, qui mérite qu’on lui consacre quelques minute, même si (et presque surtout quand) on n’est pas joueur de nature.

Lancez le chargement par ici…small worlds loader

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