avril 19, 2010 2

Test IRL : le musée du jeu vidéo

By in geek stuff, Jeux-vidéos, la vraie vie

L’ouverture d’un musée dédié au jeu vidéo, le 14 avril 2010, est une petite révolution que je ne voulais pas manquer.

Fervent amoureux du jeu vidéo, de son histoire, collectionneur depuis quelques années maintenant avec une 30aine de consoles et plus de 300 jeux, j’ai décidé de m’y rendre, pour partager avec vous cette visite, faire un état des lieux d’un initiative aussi intéressante qu’inaboutie.

Level 1 : trouver l’entrée…

Le jeu vidéo est un gouffre financier sans fond, c’est un fait. Et le musée n’échappe pas à la règle. Perché sur le toit de la grande arche de la Défense, il vous faudra débourser 10 euros pour accéder à ce 7eme ciel du pixel.

Une fois arrivé au 35eme et dernier étage,  vous êtes accueilli par… rien. Enfin si, une statue de Snake (de MGS) est là pour vous donner un indice, mais… c’est tout. Enfin, je suis la piste, et me retrouve dans un couloir tout branlant, avec au mur un historique de l’internet ! WTF ?? Bref…

Je lis les panneaux… Arpnet… blablabla… Internet… blablabla… Et le musée du jeu vidéo il est où ? Au bout du couloir sans doute…

Raté!!

Au bout du couloir, il y a un hall, un grand  hall vide… Ah non, ca y est, je touche au but : des bornes d’arcade !

Image de prévisualisation YouTube

Enfin, euh comment dire 4 bornes d’arcade… bon, là, je commence un peu à m’impatienter…

Oh mais, oh non sans rire ? J’ai trouvé l’entrée !! elle est là, dans un coin, signalée par… Un panneau “Sortie de Secours” ???

Level 2 : jouer! jouer!

Je ne vais pas vous refaire l’historique de la visite dans le détail, mais plutôt en venir aux faits : je suis très déçu par ce “musée”. En effet, que vous soyez novice ou amateur de l’histoire du jeu vidéo, ce ne sont pas, à mon avis, les consoles qui font les jeux mais, l’inverse. Or, point de jeux historiques, classiques, légendaires, mais des consoles, des consoles, des consoles. Une console sans jeu, c’est juste impossible, mais ils l’ont fait.

Alors bon, l’expo commence très fort, avec un espace entier dédié à la Odyssey de Magnavox. Les curateurs se sont amusés à recréer un décor seventies, avec tv noir et blanc, papier peint de circonstance. C’est rigolo.

Mais, pour les autres consoles, on assiste à une accumulation sous vitrine bête et méchante, ponctuée par la lecture de cartons de présentation par périodes clefs.

Je ne vous cache pas que cette visite à été une vraie déception.

Exception faite de quelques documents intéressants (un croquis d’Another Worldpar Eric Chahi) et consoles rares, j’ai comme le sentiment que les curators en ont oublié l’essentiel : les jeux.

Certes, des cartouches sont éparpillées ici et là près de leurs consoles respectives.

C’est très bien, mais comment donner toute la mesure de l’évolution du jeu vidéo si on ne présente pas en images les jeux de chaque support clef  ?

Level 3 : Finish him !

Je voulais vraiment conclure sur une note positive, mais je dois avouer être a court d’arguments.

Si vous êtes à la recherche de supports historiques, et de pouvoir voir de vos yeux les consoles qui ont fait l’histoire, allez-y, foncez.

Sachez que pour 10 euros, vous avez accès non seulement au musée du jeu vidéo, mais également au Musée de l’informatique. Qui est beaucoup mieux organisé à mon gout.

Mais si ce que vous recherchez, c’est une exposition donnant toute sa mesure à un mode d’expression en constante évolution (et pas seulement technique), avec la possibilité de jouer, passez votre chemin. En effet, à l’exception des quelques bornes d’arcade, et de la demo de pong, point de jeux. Ou sont passées les merveilles techniques, esthétiques, ludiques que sont Kolibri sur 32x, Super Mario World 2: Yoshi’s Island sur SNES, pourquoi l’impasse à-t-elle été faite sur DOOM ? Pourquoi exposer la Vectrex sans en montrer les capacités ? … Autant de regrets que j’ai du mal à oublier.

J’imagine aisément que monter une telle exposition doit être un sacré travail, mais je ne comprends pas que l’on ne puisse pas mettre à la disposition du public un vrai panel de ce qui se fait de mieux en matière de jeu (historiquement parlant, j’entends).

Une madeleine de Proust, sans gout, sans odeur en somme…

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2 Responses to “Test IRL : le musée du jeu vidéo”

  1. Dr Fromschool dit :

    quelle est la solution attendue :
    - ils diffusent retro game one (et les analyses historiques de l’évolution de certains titres / consoles)
    - ils proposent aux visiteurs de tester les jeux ? en créant peut être une galerie virtuelle où les visiteurs pourraient s’essayer à des émulateurs ?
    la vraie question est quelle est la promesse du musée. le musée des jeux videos ou celui des consoles…

    Console toi, va (jeu de mot nul mais volontaire !)
    ;)

  2. pixelboy dit :

    Une discussion intéressante à lire : http://www.gamopat-forum.com/les-docteurs-artistes-f3/une-journee-au-mjv-le-reportage-gamopat-t24715.htm

    Clairement, il n’y a pas de solution miracle.
    J’ai des idées, d’autres aussi, tout le monde à un point de vue un peu différent.
    Si ca ne tenait qu’a moi, oui, des bornes proposant l’émulation des plus gros hits/bijoux serait un grand pas, mais à défaut, des projections vidéos de ces jeux…

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